Entre politique économique et rendement financier

"Les fonds souverains sont devenus un référentiel de l’investissement public moderne"

Créé le

28.04.2017

-

Mis à jour le

29.06.2017

Créée en février 2014, CDC International Capital a pour vocation de favoriser les investissements des fonds souverains dans l'Hexagone tout en investissant à leurs côtés. Elle concrétise l’approche développée par la CDC à l’initiative des Pouvoirs Publics depuis 10 ans vis-à-vis de ces investisseurs. Elle constitue à ce titre un fonds souverain de contrepartie.

Comment définissez-vous les fonds souverains ?

L’appellation « fonds souverains », a été formalisée seulement en 2005 par l’économiste Andrew Rozanov, avec l’émergence du débat autour des interventions de ces fonds. Andrew Rozanov a placé sous ce terme des entités représentant des réalités très diverses : tout d’abord des véhicules d’investissement d’État existant depuis plusieurs décennies pour gérer des réserves de précaution, comme KIA, l’autorité d’investissement du Koweït, qui existe depuis 1953, les deux fonds souverains de Singapour, le GIC [1] véhicule d’investissement financier créé en 1973 et Temasek créé en 1981 qui fonctionne comme une holding industrielle, ADIA, le fonds souverain d’Abu Dhabi créé en 1976, et enfin le fonds norvégien lancé en 1990. S’y rajoutent des entités plus récentes apparues après la crise asiatique de 1998 et suite à l’entrée de la Chine dans l’OMC en 2001. Celle-ci s’est traduite par un cycle haussier des matières premières alimenté par la demande chinoise et une accumulation massive de réserves de change dans certains pays. Il s’agit notamment du CIC [2] , fonds souverain chinois fondé en 2007, de la Qatar Investment Authority, fonds souverain qatari créé en 2004, ou encore de Mubadala Development Company, la holding industrielle d’Abu Dhabi créée en 2002.

Les premiers fonds souverains s’étaient construits patiemment ; les plus récents ont été dotés beaucoup plus rapidement, par la décision d’allouer à ces véhicules une partie des réserves de change engrangées dans les comptes de banques centrales.

Ces fonds ont notamment pour objectif d’investir davantage dans des actifs réels plutôt que d’acquérir des titres de bons du trésor, principalement européens ou américains, comme le font traditionnellement les banques centrales. Ils répondent à la volonté non seulement de se positionner sur des actifs dégageant un rendement plus dynamique, mais aussi à un souci de diversification, compte tenu du contexte de baisse des taux d’intérêt suite aux politiques de quantitative easing menées par la Fed, la BCE ou encore la BoE.

Ces fonds souverains n'ont-ils pas été vus, au départ, comme une menace pour la souveraineté économique des pays développés ?

Ce débat sur les fonds souverains a émergé en 2005. Comme le concept était un peu flottant à l’époque, certains ont aussi inclus sous la bannière des fonds souverains des opérations qui relèvent plus d'une logique d’entreprises d’État, comme le rachat en 2006 de six ports américains par le groupe Dubaï Ports World contrôlé par l’émirat de Dubaï. Cette transaction a probablement participé au vote par le Congrès américain d’une une régulation sur le contrôle des investissements étrangers aux États-Unis et, ultérieurement, a conduit le gouvernement Villepin à prendre en France un décret sur les investissements étrangers. Le débat s'est alors noué autour de la régulation et de la transparence de ces nouveaux acteurs. Il a débouché en 2007, à l’issue du sommet de Heiligendamm, sur la demande faite par le G8 au FMI de travailler sur des principes de transparence et de bonne gouvernance. Ces travaux ont abouti aux principes de Santiago publiés aux assemblées d’automne du FMI et de la banque mondiale à Washington en octobre 2008, quelques jours après la chute de la banque Lehman Brothers.

Ce moment a marqué la bascule d'une période où les fonds souverains suscitaient une certaine méfiance et une attitude plutôt défensive, vers une période pendant laquelle les fonds souverains vont jouer un rôle important dans le sauvetage de banques systémiques, notamment aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Nous passons alors d’une prudence excessive vis-à-vis des fonds souverains à une logique plus ouverte pour collaborer avec eux, avec le sentiment qu’ils ont la capacité de jouer un rôle d'investisseurs de long terme dans l'économie. D'où la création d'une nouvelle catégorie de fonds souverains, d’une nature un peu différente, dans les pays qui ne sont pas fondamentalement exportateurs de capitaux, mais qui ont, au contraire, une problématique d'attraction des capitaux. Ces véhicules sont en quelque sorte des fonds souverains de contrepartie, qui cherchent à investir avec des fonds souverains étrangers en créant un alignement d'intérêt pour les attirer dans leur économie.

En Russie par exemple, RDIF [3] , le fonds russe pour les investissements directs, a été créé en 2011 pour servir à canaliser des investissements de fonds souverains et de grands investisseurs institutionnels étrangers dans l'économie russe, en originant des transactions pour le compte de ces partenaires et en co-investissant systématiquement. Le Sénégal a créé en 2013 un fond un peu similaire, de même que la Turquie en 2016.

C'est dans ce contexte qu'intervient la création de CDC International Capital…

C'est en effet à ce moment que j’ai été chargé par la Caisse des Dépôts de rentrer en contact avec les fonds souverains qui historiquement sont très peu présents dans l'économie française : leurs investissements en France peuvent sembler importants en valeur absolue mais ils se concentrent essentiellement sur les grands groupes cotés du CAC 40 et sur l'immobilier « prime » dans la capitale, du triangle d'or à La Défense. En revanche, ils sont moins présents dans le private equity en France, essentiellement pour des raisons historiques de canaux d'intermédiation : les premiers fonds souverains sont apparus voici plusieurs décennies, dans des territoires qui furent sous influence britannique comme Singapour, Abu Dhabi, ou le Koweït, qui étaient des pays en construction et qui avaient localement, à l’origine, peu de compétences de gestion. Les ressources de ces fonds souverains ont donc été gérées à l'époque par des intermédiaires anglo-saxons. Les fonds souverains qui se sont créés ensuite ont suivi au départ cette même tendance : en France, en dehors de quelques exceptions (des fonds de grande taille), peu de sociétés de gestion de la Place avaient accès à ces nouveaux investisseurs, qui préféraient, pour des raisons de taille critique et d'affinités culturelles, travailler à travers la Place de Londres ou celle de New York. Cela se traduit concrètement, en dehors de quelques actifs qui font les grands chiffres mais qui sont limités et très concentrés par une sous-exposition en France : les investissements des fonds souverains en France ne reflètent pas le poids économique de ces derniers, ni le poids économique de la France.

L’objectif de la Caisse des Dépôts était donc d’organiser une mise en relation du groupe avec ces acteurs, non pas sous forme d’une intermédiation, mais sous le mode d'une relation de pair à pair. Or, dans l'environnement français, seul le groupe Caisse des Dépôts pouvait exciper d'une ancienneté de près de 200 ans, d'une taille critique suffisante avec plus de 400 milliards d’euros de capitaux à sa disposition, et aussi d'une diversité de champs d'intervention allant des entreprises aux infrastructures, qui pouvaient permettre d’engager le dialogue d'égal à égal avec les fonds souverains. C'est un exercice que nous avons mené en créant tout d’abord, en 2009, un Club des Investisseurs de Long Terme et en participant à l'initiative nord-américaine Institutional Investors Roundtable, créé en 2011 et que je préside aujourd’hui. Cette instance réunit une quarantaine de fonds souverains et de fonds de pension, pesant à peu près 9 000 milliards d’actifs sous gestion, et nous avons obtenu que son siège soit localisé en France.

Puis, avec la création de CDC International Capital en février 2014, l’objectif est de créer un dispositif d'investissement dédié à la relation avec les fonds souverains pour canaliser leurs investissements dans l'économie française ou en lien avec l'économie française, c’est-à-dire en servant des intérêts français mais avec un objectif d'alignement de recherche de rendement économique, en partant du principe que si les fonds souverains investissent à l'étranger, c’est avant tout pour chercher un rendement économique. Cela nous a permis d'établir cette relation souhaitée de pair à pair avec ces partenaires et d'avoir de façon très régulière depuis 2011 une discussion sur l'évolution des styles d'investissement.

Quelle est l'évolution des styles d'investissement des fonds souverains ?

Nous avons pu observer des tendances significatives :

  • les encours sous gestion des fonds souverains, qui représentaient il y a 13 ou 14 ans environ 1 500 milliards de dollars d'actifs, atteignent aujourd'hui 7 300 milliards de dollars. Les 54 fonds souverains existant aujourd'hui représentent une capacité d’investissement équivalente aux 300 premiers fonds de pension dans le monde ;
  • les fonds souverains ont augmenté, dans leur portefeuille, la part dédiée aux actifs alternatifs – private equity, infrastructures et immobiliers –, pour la porter, pour certains d'entre eux, aux alentours de 10 %-15 % de leur encours ;
  • ces fonds cherchent également à accroître leurs investissements en direct dans les classes d’actifs alternatifs, sans se limiter aux investissements intermédiés. Cela tient à une volonté de maîtrise des coûts d'intermédiation, mais aussi de construire en interne une expertise et d'avoir une meilleure compréhension des marchés. Les fonds souverains pratiquent de ce point de vue une forme de souveraineté économique avec l'objectif de construire de nouvelles places financières en Asie ou au Moyen-Orient.

Quel état des lieux faire de l'activité de CDC International Capital aujourd'hui ?

CDC International Capital gère sept partenariats avec six fonds souverains représentant les grandes zones géographiques où se concentrent aujourd'hui les ressources financières. Au Moyen Orient, nous sommes en partenariat avec le fonds souverain du Qatar depuis 2014, avec le fonds souverain du Koweït depuis 2015, ainsi qu’avec Mubadala, le deuxième fonds souverain d'Abu Dhabi [4] qui vient de fusionner avec IPIC [5] , son fonds souverain pétrolier, pour constituer le 14e fonds souverain au monde. Nous avons également un partenariat avec Kingdom Holding, qui est une société d'investissement mais de nature très institutionnelle, détenue par le prince saoudien Al-Waleed, premier investisseur privé du monde arabe. Nous avons créé avec lui un fonds d'investissement conjoint afin d’investir en accompagnement des entreprises françaises dans la région du Golfe. Nous avons également réalisé un premier co-investissement en France avec le nouveau fonds souverain saoudien, créé en 2016. Celui-ci a repris les encours du Public Investment Fund (PIF), une structure investie dans l’économie locale, mais surtout sera doté du produit de la vente de parts de l'État saoudien dans ARAMCO [6] , la compagnie pétrolière nationale, pour créer à terme une capacité d'investissement de plus de 1 000 milliards de dollars. L'Arabie Saoudite, bien qu’elle soit une des principales réserves de change au monde, via la SAMA [7] , sa banque centrale, n'avait pas jusqu’à présent de fonds souverain, mais la structure en cours de création constituera le plus grand fonds souverain du monde. Nous avons également un partenariat avec RDIF, le fonds souverain russe, qui fonctionne à double sens : il vise à accompagner des entreprises françaises en Russie et des entreprises russes en France. En Asie, nous avons un partenariat avec KIC [8] , le fonds souverain de Corée, et deux partenariats avec le fonds souverain chinois CIC, l’un pour investir dans le Grand Paris et l'autre pour co-investir en pays tiers en accompagnement de partenariats industriels franco-chinois.

CDC International Capital compte aujourd’hui une équipe de 25 professionnels, et affiche une capacité d’investissement de 4 milliards d'euros, dont 800 millions d'euros ont déjà été investis avec ses partenaires sur 11 participations. Les données les plus récentes du Sovereign Wealth Fund Institute montrent que les investissements des fonds souverains dans les PME et ETI françaises sont pour l'essentiel réalisés à travers le dispositif de CDC International Capital : nous avons donc une fonction de défricheurs et de pionniers pour éduquer les fonds souverains et les amener à s'intéresser en France à de nouvelles classes d'actifs.

Quels critères incitent les fonds souverains à investir en France ?

Chacun connaît la situation de la France et de l’Europe, les forces et les faiblesses en présence. Avant la crise, l’Europe apparaissait, comme les États-Unis, comme une zone de risque faible avec des rendements moins élevés que les pays émergents. Aujourd’hui les repères sont brouillés. Les perceptions du risque en Europe fluctuent, plus ou moins indexées sur l’évolution de la Grèce, la série des élections en Europe et le Brexit. Parallèlement, certains fondamentaux demeurent : la profondeur et la sophistication des marchés européens ; la prise de conscience que l’économie française conserve des ressources en matière d’innovation. Le sentiment se fait jour aussi qu’un certain nombre de situations sont en train de se débloquer, avec la vente d'infrastructures, ou, une fois encore, le projet du Grand Paris qui a un effet d’attractivité important : la France met enfin sur la table un projet d’ampleur mondiale. Les PME françaises affichent quelques belles success stories et les chefs d’entreprise comprennent mieux aujourd’hui l’intérêt d’ouvrir leur capital à des investisseurs internationaux.

Cette solution capitalistique n’est pour autant pas adaptée à toutes les situations d’entreprises, mais le cas échéant, elle peut apporter une véritable accélération de croissance grâce à cette alliance stratégique avec des fonds souverains qui sont parmi les plus gros investisseurs mondiaux et la sécurité amenée par le groupe Caisse des Dépôts qui a, de ce point de vue, un rôle de tiers de confiance vis-à-vis des partenaires et des entrepreneurs.

Pour quel type d’entreprise les fonds souverains sont-ils une solution d’investissement ?

Il faut avant tout que l’entreprise soit intéressée. C’est d’abord aux actionnaires existants et au chef d’entreprise d’apprécier quelle est la meilleure solution en termes de composition du capital. Du point de vue des investisseurs, nous regardons la capacité à générer de la valeur au travers de la solidité et de la crédibilité du business plan, ainsi que la capacité d’exécution du management. Nous suivons aussi plus particulièrement les secteurs adossés à des trends démographiques comme la santé, des secteurs d’excellence française comme l’agriculture ou le luxe porté par l’artisanat d’exception, ou des secteurs qui ont un potentiel important mais un besoin de modernisation des formes d’organisation et des structures capitalistiques : c’est par exemple le cas de l’agroalimentaire, où la France était une superpuissance puis a perdu du terrain. Ainsi le cas de Neovia dans la nutrition et santé animale (encadré) est extrêmement intéressant car la population croît dans les pays émergents : cela crée des capacités pour renouer avec une vocation exportatrice de l’agriculture et l’agroalimentaire français. Les fonds souverains en amenant des capitaux issus de pays qui constituent nos futurs débouchés sont une solution pertinente pour ce secteur.

Qu'en est-il du financement de la transition énergétique dans lequel les fonds souverains ne sont aujourd’hui pas très présents ?

Les fonds souverains ne sont pas des investisseurs activistes mais des investisseurs financiers : dès lors qu’il y a un marché, ils s’y intéresseront. Dans cette perspective, nous avons un certain nombre de discussions sur des projets dans le secteur des énergies renouvelables.

Quelles sont les performances constatées sur les premiers investissements de CDC IC ?

CDC IC détient un portefeuille qui représente environ 20 000 emplois en France et déjà, nous enregistrons des plus-values significatives sur certaines sociétés. Cela montre que nous amenons des fonds souverains dans des entreprises qui ont un potentiel de croissance et que celui-ci se matérialise sachant que nous intervenons toujours de façon minoritaire mais active : nous sommes en accompagnement d'une stratégie du management et il faut donc que nous soyons confortables dès le départ avec le plan d'affaires industriel de la société.

Quels sont les résultats de CDC IC ?

Nous recherchons une rentabilité de marché, des TRI de l’ordre de 15 % en private equity aujourd’hui compte tenu de l’évolution des marchés. Pour la part infrastructure et immobilier, notre objectif est d’atteindre une rentabilité en ligne avec les comparables du marché. Quand nous investissons dans des pays émergents, nous ajustons le couple rendement/risque en fonction de la situation locale.

Quelles sont vos perspectives ?

Nous avons deux axes de développement.

Le dispositif de CDC international Capital est fondé sur une stratégie multiclasses d'actifs. Ainsi, avec nos partenaires chinois, nous étudions également les actifs immobiliers et les infrastructures notamment dans le périmètre du Grand Paris. Cela participe d'une recherche de diversification des risques de la part de ces partenaires, mais aussi d’une appréciation de l'évolution de l'Europe suite au Brexit. Depuis l’annonce de ce dernier, nos partenaires affichent clairement un regain d'intérêt pour l'Europe et les opportunités du marché français.

Le deuxième axe de développement, déjà évoqué, est l'extension du dispositif à la possibilité d'investir dans un pays tiers en accompagnement d’entreprises françaises : nous y travaillons activement avec nos partenaires chinois et étudions avec eux un certain nombre de transactions en Afrique ou en Asie ; de même, notre fonds franco-saoudien de 400 millions de dollars est opérationnel depuis le début de l'année et vise à investir aux côtés des entreprises françaises dans les pays du GCC [9] . L'Arabie Saoudite par exemple n’achète plus simplement aux entreprises des prestations des services et des matériels, mais cherche à ancrer une partie de la valeur ajoutée localement, car avec une population de 30 millions d'habitants, beaucoup de jeunes saoudiens cherchent à accéder à des emplois. Pour des PME, cela nécessite des dépenses d’investissement et peut constituer une barrière à l'entrée importante. Nous apportons ainsi une solution capitalistique qui permet d'accompagner le développement des entreprises françaises dans ces marchés.

Les fonds souverains sont donc aujourd'hui définitivement des investisseurs bienvenus ?

Les fonds souverains représentent aujourd’hui un référentiel de l’investissement public moderne, qui s’est imposé au cours des 10 à 15 dernières années. Ils deviennent aussi, avec la création de structures destinées à les accueillir et à jouer le rôle de contrepartie, un des éléments de la construction non seulement d'une diplomatie économique, mais aussi d’un possible rééquilibrage de la mondialisation. Les fonds souverains sont des institutions financières professionnelles, mais aussi des acteurs liés à des États. Or, dans la logique des États, il apparaît de plus en plus clairement que la mondialisation ne doit pas être un jeu à somme nulle, où certains gagnent et d’autres perdent. Les fonds souverains deviennent un élément potentiel de rééquilibrage ou de négociation entre les États, pour organiser une réciprocité dans les bénéfices issus de la mondialisation. La France mais aussi les États-Unis font par exemple partie des pays qui mettent les fonds souverains dans l'équation de leurs négociations avec les pays émergents. Ainsi le fonds souverain chinois suit de près le projet du grand Paris, mais nous incite aussi, à travers notre partenariat d’investissement en pays tiers, à nous intéresser au projet de la Nouvelle Route de la soie [10] .

Nous constatons aujourd’hui une re-politisation des fonds souverains : la volatilité géopolitique accrue conduit à chercher de nouvelles modalités de relations économiques entre États et, de ce point de vue, les fonds souverains peuvent être des leviers.

Mais si CDC IC a conclu un certain nombre de partenariats sous l’égide de la diplomatie économique, le dispositif doit ensuite fonctionner avec un objectif d’efficacité et de performances économiques car c’est le seul point d’alignement durable que l’on puisse établir avec ces partenaires.

 

1 Government of Singapore Investment Corporation.
2 China Investment Corporation.
3 Russian Direct Investment Fund.
4 Outre ADIA (Abu Dhabi Investment Authority).
5 International Petroleum Investment Company.
6 Arabian American Oil Company: compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures.
7 Saudi Arabian Monetary Agency.
8 Korea Investment Corporation.
9 Gulf Cooperation Council.
10 La Nouvelle route de la soie est d’abord un vaste projet de développement des infrastructures, routières, ferroviaires et portuaires, assurant la connexion  entre la Chine et l'Europe passant notamment par le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l'Allemagne et la France, mais aussi plus largement une stratégie de développement pour promouvoir la coopération entre l'Europe et l'Asie et  renforcer la position de la Chine sur le plan mondial.

À retrouver dans la revue
Revue Banque Nº809bis
Notes :
1 Government of Singapore Investment Corporation.
2 China Investment Corporation.
3 Russian Direct Investment Fund.
4 Outre ADIA (Abu Dhabi Investment Authority).
5 International Petroleum Investment Company.
6 Arabian American Oil Company: compagnie nationale saoudienne d’hydrocarbures.
7 Saudi Arabian Monetary Agency.
8 Korea Investment Corporation.
9 Gulf Cooperation Council.
10 La Nouvelle route de la soie est d’abord un vaste projet de développement des infrastructures, routières, ferroviaires et portuaires, assurant la connexion  entre la Chine et l'Europe passant notamment par le Kazakhstan, la Russie, la Biélorussie, la Pologne, l'Allemagne et la France, mais aussi plus largement une stratégie de développement pour promouvoir la coopération entre l'Europe et l'Asie et  renforcer la position de la Chine sur le plan mondial.