Fintech

La gestion de fortune à la portée de (presque) tous

Revue de l'article

Une nouvelle  FinTech, Yomoni, place la gestion privée à la portée de patrimoines modestes (inférieurs à 100 000 euros) ; l’offre est même accessible dès 1 000 euros. Yomoni, c’est – dans un premier temps – un support de placement en assurance vie gérée par Suravenir (filiale d’Arkéa). Les portefeuilles sont entièrement investis en ETF.

L’interface de Yomoni calcule automatiquement le profil de l’épargnant au travers d’un questionnaire de découverte. L’automate détermine un profil investisseur (sur une palette de 10 profils). Le concept vient des États-Unis où Wealth Front est l’un des plus gros acteurs. Yomoni met en avant le montant des frais facturés au client : 1,6 % – et, précise la société de gestion, « aucun frais caché ».

Avec ce service, Yomoni pense séduire une clientèle plus jeune, plus moderne, plus féminine et, globalement, plus large que celle des banques privées en place.

Yomoni a réuni 3,5 millions d’euros lors d’une première levée de fonds. Soucieux d’investir dans de nombreuses FinTech, Crédit Mutuel Arkéa a répondu présent, ainsi que la Financière de l’Échiquier.

Les vrais débuts de Yomoni se feront quand la société de gestion aura décroché son agrément auprès de l’AMF (des avancées sont attendues entre fin juin et fin juillet). Elle vise une ouverture au grand public au 15 septembre prochain.

 

Arkéa mise sur les Fintech
Ronan Le Moal souhaite que l’établissement qu’il dirige, Crédit Mutuel Arkéa, interfère avec le monde des FinTech. Il aime à rappeler que cette banque était la première à s’intéresser au minitel et, en 2009, la première présente sur iphone. « Aujourd’hui nous somme la première sur l’Apple watch », se satisfait-il.
Pour un établissement de petite taille comme Crédit Mutuel Arkéa, l’agilité est cruciale. Il doit donc s’intéresser aux acteurs qui bougent vite. Ainsi, Crédit Mutuel Arkéa accompagne par exemple Leetchi dans le domaine des FinTech, mais également des start-up comme BlaBlaCar. « On veut accompagner ceux qui feront le marché de demain »,  résume Ronan Le Moal.

 

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