Cet article appartient au dossier : Stratégie, Les BFI se réinventent.

Front-office : des rémunérations attrayantes

Selon le site Emolument.com, les rémunérations dans les activités de Banque de financement et d'investissement (BFI) restent plus élevées à New York, qu’à Londres ou encore Paris, en dépit de la baisse constatée sur les rémunérations dans les BFI américaines.

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Cet article est extrait de
Banque & Stratégie n°343

Les BFI se réinventent

Les chiffres présentés ci-contre [1] proviennent d’Emolument.com, site de benchmarking de salaires basé à Londres dont le principe est simple : afin de pouvoir se situer et d’accéder aux données la concernant, chaque personne saisit elle-même et anonymement sa rémunération (fixe et variable) et sa fonction. Ces données sont ensuite vérifiées, à la fois en interne et par les directions des ressources humaines des banques, les interlocutrices du site au quotidien. Ces chiffres sont intéressants à double titre :

  • ils permettent de comparer les salaires et les bonus perçus dans les différents métiers du front-office à Paris, Londres et New York ;
  • ils livrent une photographie du marché réel, car ils regroupent des rémunérations issues de la totalité des banques plutôt que d’un échantillon spécifique.

Ils doivent toutefois être relativisés au regard du coût de la vie dans chacune des villes : le logement, la scolarité, les moyens de transport, etc. sont beaucoup chers à New York ou à Londres qu’à Paris…

Les points à retenir

New York au sommet

Sans surprise, New York est la Place de marché la plus rémunératrice. Une position due à la rémunération fixe, mais surtout à des bonus très motivants, pouvant atteindre 200 % du salaire fixe alors qu’en Europe, les bonus distribués par les banques sont, en règle générale, largement inférieurs aux salaires. Ce qui est nouveau, souligne Alice Leguay, COO d’Emolument, c’est que « l’écart entre New York et Londres diminue de manière impressionnante. Les salaires des banquiers new-yorkais ont baissé en raison de la concurrence moindre des Hedge Funds et du Private Equity par rapport à l’Europe, où les banques sont en compétition directe avec ces institutions soumises à une régulation bien plus souple pour attirer les professionnels expérimentés. »

Les fusions-acquisitions, toujours au top

Sauf exception (recherche à New York), la branche fusions-acquisitions (M&A) est celle qui offre les rémunérations les plus attractives des quatre grands métiers du front-office présentés ici, quel que soit le niveau de responsabilité. Viennent ensuite le Trading, les Sales et la Recherche.

La patience paie

Dans l’ensemble, la part du variable par rapport au salaire fixe augmente avec la durée dans le métier : les analystes (1 à 3 ans de métier) se verront attribuer des bonus de 10 à 15 % tandis que les Managing Director (au plus haut de l’échelle, avec plus de dix ans d’expérience) pourront obtenir des bonus équivalents à 80 voire 100 % de leur fixe, et même le doubler, surtout à Londres et New York dans le M&A. La tendance est semblable dans les autres métiers (Sales, Trading et Recherche), où les bonus représentent en moyenne 40 à 50 % des salaires.

 

[1] En livres sterling. Cours au 23 novembre 2015 : 1 £ = 1,42 €.

 

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