Cet article appartient au dossier : ESCP Europe Applied Research Papers 4.

Editorial

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Banque & Stratégie n°337

ESCP Europe Applied Research Papers 4

Ce quatrième numéro de Banque & Stratégie ESCP Europe Applied Research Papers nous propose une série d’articles issus des travaux de recherche de fin de scolarité d’élèves de l’école (du Master en Management et du Mastère spécialisé Finance). Une fois encore, il s’agit de sujets originaux traités avec sérieux et rigueur, nous permettant de disposer de synthèses pertinentes sur des sujets financiers pointus. Sur les sept articles que comprend ce numéro, quatre s’inscrivent dans le champ Corporate Finance, trois en finance de marché.

Les quatre contributions en finance d’entreprise s’articulent autour de l’Equity en retenant une approche orientée vers les investisseurs, du côté du buy-side. L'article de Brice Cahuzac se propose de dresser un panorama des nouvelles relations entre les investisseurs et les gestionnaires en Private Equity. La crise financière a modifié toute l’activité, pour d’évidentes raisons économiques ; surtout, de nouvelles régulations, directes ou indirectes, sont intervenues. Quatre réformes principales ont été mises en œuvre, définissant un nouveau paradigme dans lequel une partie des attentes des investisseurs ont été satisfaites.

Deux articles sont dédiés aux sociétés cotées en Bourse. Un premier, original, se consacre aux SPAC. Ce véhicule, assez commun dans le monde anglo-saxon, consiste à introduire en Bourse une société dans le but de lui faire acquérir ensuite une cible. Ce montage pose une question investiguée par Kevin Le Pelvé : quel type de cibles peut convenir à ce montage ? Dans son article, Thomas Brionne explore une importante question d’actualité : lors des offres publiques lancées sur des cibles, l’hypothèse où celles-ci détiendraient d’importantes liquidités affecte nécessairement de nombreux aspects de l’offre (de sa structuration à son issue). Considérant l’importance de certaines trésoreries, il apparaît que ce cash conduit à une vie de l’offre particulière.

Également consacré aux fusions-acquisitions, l’article de Thomas Dupont s’intéresse à un continent très porteur pour ces opérations : l’Amérique latine. L’émergence de nombreuses économies, et globalement de tout le continent sud-américain, s’accompagne d’un fort mouvement de M&A. Le potentiel de croissance et la taille des marchés conduisent à des résultats positifs en termes de création de valeur, alors que cette question fait souvent débat dans les pays occidentaux et/ou en croissance plus faible.

Le contexte d’instabilité des marchés génère du risque pour les investisseurs. Les articles relevant de la finance de marché s’intéressent à cette question.

Julien Obry se focalise sur l’impact des taux directeurs sur les marchés européens. Alors que l’on imagine a priori un lien mécanique avec les décisions de la BCE, ses recherches montrent, paradoxalement, un impact plus important des décisions de la FED sur nos marchés.

Pour évaluer la volatilité future du SP 500, indice boursier de référence dans le monde entier, tous les professionnels utilisent le VIX, véritable « indice de la peur » sur les marchés ; or son efficacité est limitée. Alexia Starkloff examine en profondeur, dans un article complet et riche, ses limites et étudie l’effet qu’aurait la prise en compte de l’illiquidité des options pour tenter d’améliorer sa fiabilité.

Enfin, Florent Deléglise propose un article consacré aux explications de la performance des hedge funds. Si, a priori, on admet un lien positif entre la liquidité et la volatilité des marchés et la performance des fonds alternatifs, il apparaît que cette relation semble statistiquement difficile à valider.

Ce quatrième numéro, varié et passionnant, souligne à nouveau la vigueur de la recherche appliquée menée par les élèves d’ESCP Europe.

 

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