À quels besoins répond la Banque en matière d’infrastructures ?
BGFIBank Cameroun est outillée pour répondre à tous les besoins de financement pour la construction des infrastructures. Qu’il s’agisse des grands chantiers de travaux publics, des projets industriels ou encore du développement du secteur énergétique, la banqu s’est illustrée par des réalisations majeures en dix ans de présence au Cameroun. Les projets sont généralement choisis en fonction de leur importance stratégique pour le développement du pays ou simplement d’un secteur d’activité spécifique, ou encore la capacité de leurs initiateurs à les mener à terme. Ces projets sont la plupart du temps entrepris par l’État et ses différents démembrements, mais aussi par des investisseurs privés, filiales de multinationales étrangères et acteurs majeurs de l’économie locale.
En quoi consiste concrètement votre accompagnement et quels services offrez-vous ?
Nous offrons à nos partenaires plusieurs formes d’accompagnement. Il peut s’agir d’un apport en trésorerie sous la forme d’un crédit à moyen terme pour le financement des travaux de génie civil et/ou pour l’acquisition de divers équipements et fournitures sur le marché local, et de crédit spot ou de découvert pour le financement du cycle d’exploitation. Il peut également s’agir d’ouvrir des lettres de crédit en faveur des fournisseurs étrangers devant livrer divers équipements et machines dans le cadre du projet. Enfin l’accompagnement peut prendre la forme de l’émission de diverses cautions et garanties indispensables à la réalisation du projet.
BGFIBank Cameroun participe à ces financements en qualité d’arrangeur et banque agent ou encore en qualité de banque participante. Le rôle de l’arrangeur est de proposer la structuration complète du financement en fonction de la spécificité du projet et de son porteur. En qualité d’agent nous assurons la gestion quotidienne de tous les flux relatifs au financement jusqu’à son remboursement intégral.
Comment participez-vous à ces financements ? Avec quels autres acteurs et partenaires ?
Dans le cadre de financements en pool, nous intervenons souvent dans le processus avec d’autres banques et institutions financières. En effet, le financement des infrastructures nécessite généralement la mobilisation de ressources financières importantes et le partage du risque compte tenu du niveau d’exposition sur la contrepartie.
En sus des acteurs cités ci-dessus, il peut arriver que la Banque doive collaborer avec divers experts et conseils (commissaires aux comptes, environnementaux, juridiques, techniques…), des fournisseurs d’équipements et prestataires divers impliqués dans la réalisation du projet. En cas de concession ou de partenariat public-privé, l’État ainsi que les organes régulateurs sont des parties prenantes dont il faut tenir compte.
Comment se présente un financement type, s’il en existe ?
S’il n’existe pas de schéma de financement préétabli dans le cadre du financement d’une infrastructure, la préoccupation permanente de la Banque, quelle que soit sa position dans l’opération (arrangeur ou banque participante), demeure l’adéquation entre le planning d’exécution des travaux et le plan de trésorerie. Le mécanisme de financement devra être lui-même en adéquation avec le planning de trésorerie prévisionnel, qui devra intégrer la phase du projet proprement dite durant laquelle il n’y a pas de rentrée d’argent. Une autre préoccupation à résoudre, et pas des moindres, c’est la sécurité du financement, l’objectif recherché étant d’éviter au maximum que les fonds débloqués transitent par le débiteur tout en ayant la garantie que le bénéficiaire (prestataire) respectera ses engagements. La Banque n’est donc pas qu’un simple spectateur dans le financement des infrastructures, mais elle est au cœur de la réalisation même du projet.
La crise de la Covid-19 et ses conséquences ont-elles un impact sur le financement des infrastructures ?
Certains secteurs d’activité comme l’hôtellerie sont en observation, du fait de l’impact de la crise sur leur activité. Les projets industriels ont connu et vont connaître des retards dans les plannings d’exécution, en raison des mesures de riposte prises par les pays industrialisés pour freiner la propagation de la Covid-19, notamment les mesures de confinement général ou partiel.
La Banque a également pris l’option de ne pas participer à de nouveaux financements d’infrastructures, compte tenu de la forte dépendance du succès de ceux-ci aux économies industrialisées.
Propos recueillis par L. B.