Distribution : qui veut acheter un kilo de sucre ?

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°769

Données personnelles : une protection de plus en plus renforcée

C’est l’histoire d’une enseigne de la grande distribution qui a développé au fil du temps une activité bancaire… C’est de bonne guerre : lorsque l’on dispose d’un accès à la clientèle, comme c’est d’ailleurs le cas des réseaux, il est logique, voire légitime, de chercher à compléter les linéaires et d’ajouter quelques gammes de produits au catalogue.

À côté des crédits à la consommation, notre enseigne propose donc quelques produits d’épargne dont l’inévitable contrat d’assurance vie et quelques fonds. Un fonds monétaire, géré selon le prospectus par Société Générale Gestion, et un fonds diversifié géré par BNP Paribas AM. En première analyse, ces fonds ne semblent ni bons ni mauvais, rien pour les différencier de la grande masse des centaines de fonds proposés au public sur le marché.

En revanche, ce qui surprend, c’est la pauvreté de l’information mise à disposition sur le site du promoteur : pas de rapport de gestion, d’explication claire et sérieuse de l’objectif du fonds. Juste quelques performances calendaires, comme si cela résumait l’alpha et l’oméga du fonds ! Heureusement qu’il y a le Prospectus (sur le site de l’AMF)  qui permet d’apprendre que le monétaire est servi avec un total de frais annuel de 0,45 % et que le diversifié est à 2,55 % ; quant à un autre diversifié géré par AXA IM, il est proposé à 2,84 %…

 

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