Épargne retraite

Le nouveau PER fera-t-il recette ?

Le nouveau PER va-t-il faire recette ?

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°837

Les nouvelles frontières de l'assurance

Distribué depuis le 1er octobre, le nouveau Plan Épargne Retraite (PER), issu de la loi PACTE, a pour ambition de rendre l’épargne complémentaire plus attractive, simple, flexible et avantageuse fiscalement. La gestion pilotée, prévue par défaut, vise à obtenir de meilleurs rendements et à favoriser le financement de long terme des entreprises, objectif récurrent des Pouvoirs publics.

Pour l’heure, seul un tiers des épargnants a déjà entendu parler du nouveau PER, d’après un sondage Deloitte-Aviva-Opinionway réalisé fin septembre et paru fin octobre. Seulement 14 % des personnes qui investissent pour leur retraite (81 % des répondants) le font sur les produits dédiés (Perp, Perco, Article 83, Madelin, qui seront fermés à la commercialisation dans un an et que le PER entend remplacer). Ils utilisent en général des produits non spécifiques, livrets et immobilier ainsi que l’assurance vie.

Le tiers des épargnants qui a entendu parler du nouveau PER a été interrogé sur les freins potentiels à la souscription. Outre le niveau des frais (31 %), sont cités le risque de perte en capital (30 %) et l’indisponibilité de l’épargne (29 %). « Et toujours, le triptyque suranné de liquidité, sécurité et rendement », commente Deloitte. Triptyque plébiscité par les Français qui dans l’environnement de taux actuel trouve difficilement satisfaction, et ne va pas faciliter le succès du PER.

 

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