Des bornes Kinect pour le support commercial dans les agences bancaires

Borne LCL Kinect

Revue de l'article

Après avoir testé il y a deux ans la table Surface dans son agence parisienne de Saint-Michel [1], LCL récidive en utilisant désormais des bornes Kinect Pro dans une dizaine d'agences [2]. Ces bornes se présentent sous la forme de deux écrans placés l’un au-dessus de l’autre. Le premier est relié à un capteur Kinect Pro : au lieu d’être relié à une console de jeux Xbox 360, il est connecté à un poste de travail sous Windows 7 similaire à celui dont dispose le conseiller en agence. Le deuxième, placé en dessous en position semi-horizontale, est tactile. À chaque fois qu’une personne passe devant la borne (à une distance comprise entre 1,30 et 1,80 mètre), le capteur la détecte et le dispositif lui demande si elle veut découvrir les offres du moment chez LCL. Si le client est intéressé, il se place sur le marquage en forme de nuage au sol et un bref didacticiel lui explique quels gestes faire pour utiliser la borne. Il va pouvoir choisir son univers LCL (assurances, étudiantes, etc.) et la borne lui présentera les produits correspondants qui entrent dans le plan d’action commerciale de la banque avec leurs trois avantages clés. Pour en savoir plus, le client est incité à photographier avec son smartphone le flashcode du produit. Ensuite, on lui propose de se rapprocher pour utiliser l’écran tactile et donner son évaluation sur le service de LCL.

Une borne intégrée dans le système d’information bancaire

« Par la suite, nous pourrions y ajouter de nouvelles fonctions. La borne est un dispositif en plus dans notre système d’information, affirme Séverine Robette, responsable du format agence deLCL. Nous pourrons demain porter des applications du poste de travail sur la borne. » On pense à la prise de rendez-vous avec un conseiller ou des simulations de prêts ou d’épargne. Cette borne n’est pas destinée à s’installer dans l’ensemble des agences LCL, elle est plutôt pensée comme un dispositif qui pourrait animer à terme les soixante plus grandes agences françaises. « Nous pouvons également imaginer de les faire tourner en2013 dans d’autres régions de notre dispositif » avance Séverine Robette. Si l’expérience précédente avec les tables Surface avait convaincu LCL que ses clients ont une réelle appétence pour le tactile, le prix élevé de ces tables (11 000 euros) et la nécessité de développer spécifiquement les applications pour ce dispositif avait refroidi la banque. La solution Kinect actuellement testée est bien moins chère (le capteur Kinect coûte 150 euros et se branche en USB) et peut s’interfacer sans problème avec le système d’information actuel de la banque.

[1] Lire « Cahier techno », Revue Banque n° 727, septembre 2010.

[2] Amiens, Bordeaux, Dijon, Lyon, Nice, Nantes, Montpellier et trois agences à Paris.

 

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