Stratégie

BPCE contracte son réseau…

Revue de l'article

Cet article est extrait de
Revue Banque n°806

Élection présidentielle : les enjeux pour le secteur financier

La transformation digitale des grands groupes bancaires est indissociable de l’évolution de leur modèle de distribution. BPCE l’a bien compris. En amont de la sortie de son plan stratégique 2018-2020 le 29 novembre, le groupe a présenté le 21 février un plan de transformation de sa banque de proximité (70 % de ses revenus) qui éclaire précisément sur ses projets d’évolution digitale. BNP Paribas à l’inverse avait dévoilé lors de ses résultats annuels le 7 février les grandes lignes d’un plan digital qui sera détaillé le 20 mars.

Le tabou de la fermeture d’agences chez les mutualistes est tombé. BPCE entend fermer 5 % d’agences (environ 400) d’ici 2020. Le groupe compte 3 300 agences Banque Populaire et 4 200 agences Caisse d’Épargne, la moitié en zone rurale. Comme dans les autres réseaux qui ont communiqué sur les fermetures (Société Générale, LCL), il s’agira de regrouper des petites agences en zone urbaine ou périurbaine. Les décisions de fermetures se feront par établissement, banque ou caisse, au niveau régional. « Aujourd’hui le réseau réalise 98 % de nos ventes. Demain le digital sera un canal de transaction », assure François Pérol, président du directoire de BPCE. Le groupe entend passer de 11 % de ventes à distance en 2011 à 40 % en 2020.

…et lance Fidor en France

L’évolution digitale, c’est notamment le déploiement de Fidor, banque par API 100 % mobile acquise par BPCE en 2016 qui compte désormais 160 000 clients et 400 000 membres dans sa communauté. « C’est un modèle communautaire très spécifique qui est déjà en Allemagne et au Royaume-Uni et que nous voulons développer partout en Europe d’ici 2020, et en France dès le second semestre 2017 », annonce Yves Tirode, Chief Digital Officer de BPCE. L.B.

 

Sur le même sujet