Ce taux est stable par rapport à 2010, contrairement à la baisse constatée depuis 2008. « 2011 confirme ce qui s’est passé en 2010 et n’est pas dans la ligne d’un recul du financement par l’économie par le crédit à la consommation mais d’une transformation de l’usage qui en fait » souligne Michel Mouillart, Professeur d’économie à l’Université de Paris Ouest, auteur de l’enquête menée pour l’Observatoire des crédits aux ménages. De fait les ménages ont moins recours au crédit conso pour financer leurs impôts ou les dépenses courantes, mais plus pour financer des projets d’équipement (achat d’un véhicule, d’équipements électroménagers ou travaux dans les logements).
Une meilleure affectation du crédit
Autre constatation « le canal utilisé pour accéder au crédit à la consommation s’est transformé », ajoute Michel Mouillart. En 2011, comme les années précédentes, la part des crédits contractés sur le lieu de vente ou par des cartes de magasin est en baisse, au profit de ceux souscrits auprès des banques ou organismes de crédit. « Cette transformation était voulue par la
Des perspectives 2012 en berne
Car si l’on en croit les intentions affichées par les ménages, seul 3,6 % d’entre eux annoncent vouloir y recourir en 2012, contre 4,1 % l’année passée et 4,4 % en 2009. Ces intentions sont les plus basses enregistrées depuis dix ans. Et la tendance est identique pour le crédit immobilier.