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Orange Bank arrive finalement en juillet

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Revue Banque n°808

Temps réel : quand le paiement devient instantané

Longtemps attendue et régulièrement repoussée, Orange Bank pointe enfin le bout de son nez en France. Lors du dernier Show Hello, keynote à la française pour montrer les nouveautés grand public d’Orange, Stéphane Richard, P-DG d’Orange, a enfin annoncé une date. Ce sera le 15 mai pour les salariés d’Orange et le 6 juillet pour l’ensemble de nos concitoyens. En quoi consiste l’offre d’Orange qui, rappelons-le, s’appuie largement sur Groupama Banque rachetée l’an dernier (cf. Revue Banque n° 791) ? À l’issue du Show Hello, on en savait un peu plus, mais guère. Stéphane Richard pense « que le secteur bancaire n’a pas encore fait sa révolution digitale » et compte sur Orange Bank pour être le moteur de ladite révolution. Orange Bank sera donc une banque mobile, agile – c’est-à-dire que chaque nouvelle offre sera mesurée en fonction de son apport pour les clients et que les services seront améliorés en continu – et gratuite.

En pratique, à partir du 6 juillet, n’importe qui, client d’Orange ou non, pourra s’enrôler auprès d’Orange Bank de trois façons différentes : dans l’une des 140 boutiques Orange (sur 1 200 en métropole) ayant un conseiller formé à ce sujet, en ligne ou directement à partir de l’application mobile. Dans ces deux derniers cas, il suffira de photographier ou scanner les documents d’identité. En revanche, il est à cette heure impossible de dire si le KYC (Know Your Customer) impliquera un premier virement en provenance d’une autre banque ou une autre méthode de prise de contact puisque la procédure d’enrôlement ne faisait pas partie du Show Hello. Orange promet également que 100 % des opérations seront réalisables à partir de l’application mobile, y compris le paiement en NFC, ou l’envoi d’argent par SMS (en demandant au destinataire d’entrer son IBAN pour être payé). Parmi les innovations mises en avant, Orange annonce la possibilité de bloquer ou débloquer temporairement sa carte via l’application (ce que Lydia et Crédit Agricole, entre autres, proposent déjà), une actualisation instantanée du solde, et surtout la possibilité de joindre un conseiller 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En l’occurrence, ce conseiller est virtuel, et ST s’appuie sur le moteur d’intelligence artificielle d’IBM. Si l’aide ne suffit pas, l’appel sera basculé vers un conseiller physique, du lundi au samedi de 8 heures à 20 heures. À terme, le conseiller virtuel pourrait néanmoins se voir confier la gestion des virements des clients, ou la souscription à certaines offres d’épargne. Parmi les autres services évoqués dans un avenir plus ou moins proche : la gestion prédictive des comptes ou la possibilité de souscrire des assurances ponctuelles.

Sur le papier, Orange Bank sera gratuite. En réalité, la tenue des comptes et la mise à disposition d’une carte VISA seront effectivement gratuites pour le client s’il réalise au moins trois opérations (paiement ou retrait) par mois ; le mois où il n’atteint pas ce seuil, il lui en coûtera 5 euros. De même, la carte VISA sera délivrée avec trois assurances complémentaires (encore floues à l’heure actuelle) en plus des assurances habituelles de Visa. L’une des trois sera offerte au choix gratuitement au client, mais les deux autres seront payantes. En attendant, malgré un certain retard à l’allumage (à l’origine, le service devait ouvrir début 2017), Orange a de grandes ambitions : séduire 2 millions de clients durant la première année d’Orange Bank, et générer 400 millions d’euros de chiffre d’affaires au total avec ses services financiers (y compris Orange Money et Orange Finanse en Europe de l’Est).

 

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