L’étude attentive de la directive Solvabilité 2 conduit à constater que les régulateurs européens ne reconnaissent à peu près pas la spécificité du rôle économique et, dès lors, du business model de la réassurance par rapport à l’assurance directe. Deux articles de la directive sur les particularités de certains « produits », les contrats finite et les véhicules de titrisation (art. 210 et 211), constituent toutes les « règles propres à la réassurance ». Le reste concerne les modalités de contrôle qui reconnaissent les spécificités du caractère international, par nécessité et par essence, de l’activité de notre industrie. C’est peu. Serait-ce que le business model de la réassurance ne présenterait aucune spécificité ? Ce n’est pas l’expérience des réassureurs et Denis Kessler, président de SCOR, a largement développé au
Différences de métier, différences de marché
Le métier de l’assureur est partout dans le monde un métier commercial, tourné vers les besoins de sécurité (des biens, des personnes, de l’épargne) et de responsabilité des clients individuels ou particuliers, fût-ce dans des approches collectives (les « mutuelles » complémentaires de santé et de prévoyance des entreprises). La part des risques industriels, les « grands risques » dans le marché français des assurances de biens et responsabilités, est de l’ordre de 12 à 13 %. Le métier est donc d’abord « B to C », suivant l’expression consacrée.
L’assurance directe : une relation B to C
Par conséquent, les principales préoccupations de l’assureur direct sont les fréquences de sinistres, la qualité de la sélection et de la tarification des risques « de masse », la taille et l’équilibre des mutualités construites, l’efficacité de l’indemnisation des sinistres ou du paiement des prestations, enfin la qualité du service apporté aux clients.
Par nature, le marché de l’assurance directe (hors très grands risques) est domestique et très fortement influencé par l’évolution de la réglementation nationale : en France, par exemple, les spécificités de la garantie décennale en construction, la lente gestation du droit de la responsabilité médicale, le rôle déterminant du système de Sécurité Sociale sur l’amplitude des garanties complémentaires, la fiscalité de l’assurance vie illustrent, parmi beaucoup d’autres, l’enracinement national de l’activité d’assurance directe.
Il est donc logique que l’assureur soit très fortement impliqué dans la gestion, la structuration, l’évolution des réseaux commerciaux et dans le management des divers maillons de la chaîne de valeur, de la souscription à l’efficacité des systèmes d’information. D’autant plus que les marchés domestiques sont fortement concurrentiels et que la construction de la marge passe aussi bien par l’efficacité technique que par la bonne gestion des frais de commercialisation et d’administration.
Le métier B to B de réassureur
Le réassureur est confronté à des défis très différents. Son métier commercial est certes important, mais il est consacré à un petit nombre de « clients » : des assureurs, des courtiers, quelques grands clients industriels fortement internationalisés. Le réassureur agit en « B to B ». Par suite, il n’est que peu concerné par les risques de fréquence, sous réserve, bien sûr, des traités proportionnels. Mais dans ce dernier cas, il est davantage « loueur » de capacité (on dit parfois « prêteur de fonds propres ») que véritable acteur de la fréquence. Il subit la tarification et la qualité de souscription de son client assureur et sa seule intervention est binaire : il accepte ou non de conclure le traité quote-part.
Le métier de réassureur est de rendre assurables, en les mutualisant, au niveau international, les « risques de pointe », dont les plus connus sont les catastrophes naturelles ou industrielles, les épidémies, mais aussi les lancements de satellites, les risques lourds en transport et les risques internationaux. Cela couvre aussi les techniques d'« écrêtement » des très grands sinistres (responsabilité civile auto, responsabilité environnementale, etc.).
Par ailleurs, et cela a été reconnu par la directive, la réassurance ne peut être qu’internationale. Il s’agit en effet de mutualiser des risques « de pointe », de chercher la plus forte décorrélation possible entre ces risques, et de diversifier le plus possible les portefeuilles. L’idée simple est que l’activité sismique ne touche pas la même année tous les pays exposés, que les ouragans, typhons et cyclones ne se produisent pas simultanément dans le Golfe du Mexique et au Japon, mais aussi qu’il convient de décorréler les risques sur actifs et les risques sur les passifs. Concrètement, un sur-investissement en actifs japonais pourrait conduire à subir les effets d’une catastrophe naturelle au Japon des deux côtés du bilan. Intuitivement, on voit que la constitution des portefeuilles de risques de réassurance répond à des logiques de dispersion-diversification dans l’espace et dans la nature des risques bien plus drastiques que celles auxquelles obéissent les assureurs. Une entreprise d’assurance directe peut se spécialiser dans une catégorie de risques (les motos, la construction, la RC médicale) ou même dans une « niche » de clientèle ; cela ne serait pas tenable pour un réassureur.
Dernier point de différence majeur : le réassureur n’est certes pas laxiste dans sa gestion de frais généraux, mais en pourcentage des primes émises, ceux-ci pèsent beaucoup moins lourdement sur la marge technique et le résultat global que ce n’est le cas pour l’assureur direct. Le métier « B to B » est moins coûteux en gestion que le métier « B to C », comme, d’ailleurs, dans toutes les industries.
La réassurance : un marché international…
Le marché de l’assurance est d’abord un marché domestique, et quels que soient les efforts de l’Union européenne de normalisation, d’harmonisation des réglementations, les définitions de risques restent très fortement nationales. C’est la plupart du temps le droit local qui s’applique. Le marché de l’assurance est aussi très concurrentiel. En France comme ailleurs en Europe, le marché tend à se concentrer : les 10 premières entités représentent 71,2 % du marché total en
Le marché de la réassurance est beaucoup plus petit, international et fortement concentré, avec une réelle accélération de la consolidation au cours des dix dernières
…fortement concentré, mais qui reste concurrentiel
Les primes « mondiales » d’assurance étaient estimées à 4 600 milliards de dollars en 2011 et les primes de réassurance à
L’Europe est le premier marché de l’assurance (1 670 milliards de dollars), devant l’Amérique du Nord (1 326 milliards), le Japon (656 milliards) et le reste de l’Asie (642 milliards). Les 5 premiers réassureurs représentaient 44 % du marché, les 10 premiers 58 %. En 1980, les 5 premiers souscrivaient 22 % de primes et seulement 20,5 % en 2000. La concentration a donc été forte. Deux réassureurs ont une position très forte avec 14 et 10 ,5 % du marché, les deux suivants environ 7 % chacun. Au cours des 30 dernières années, et à l’exception des deux premiers (Munich et Swiss Re), la plupart des positions ont été considérablement modifiées, avec la consolidation du Groupe Berkshire Hathaway, la vive croissance d’Hanover Re, le redressement de SCOR et l’affirmation des Lloyd’s comme un acteur majeur de la réassurance (voir Encadré 2).
Pour autant, et malgré l’importance des trois premiers acteurs, on ne peut considérer que le marché de la réassurance est devenu moins concurrentiel : les changements de position dans le classement en témoignent. Il n’y a pas plus d’effets de domination sur le marché mondial de la réassurance que sur chacun des marchés domestiques d’assurance (au moins dans les pays de l’OCDE).
Construire une activité de réassurance ex nihilo est possible
Il est d’usage, à ce stade de description des marchés de l’assurance et de la réassurance, de traiter des « barrières à l’entrée » dans l’industrie. Le marché de l’assurance domestique serait à l’abri de la concurrence vigoureuse de nouveaux arrivants, du fait même de sa forte concentration. C’est probablement vérifié pour le marché français. Les arrivées successives d’assureurs européens ou américains sur le marché français, soit n’ont pas connu le succès, soit se sont transformées en acquisitions d’assureurs français :Allianz acquiert AGF et une partie d’Athéna ; le Groupe Generali se restructure par fusion de Concorde, La France et la Fédération Continentale, et acquiert Zurich et Continent ; le Groupe Commercial Union/General Accident acquiert le Groupe Victoire.
À l’inverse, il est tentant d’affirmer que le marché de la réassurance ne connaît pas de véritables et fortes « barrières à l’entrée ». Pourtant, l’intensité capitalistique importante de l’activité, les compétences techniques très « pointues » nécessaires pour souscrire, tarifer, modéliser des risques de pointe, le caractère international de l’activité, la taille des principaux acteurs, devraient décourager toute incursion de nouveaux acteurs sur le marché. Or ce n’est pas l’expérience que l’on tire de l’histoire récente de la réassurance. À partir des années 1989-90, de nouveaux acteurs, installés notamment aux Bermudes, font une entrée remarquée sur le marché de la réassurance catastrophe, notamment aux États-Unis. Et, naturellement, la Chine développe une capacité de réassurance importante à partir de l’ancien monopole de réassurance national. Certes, ces événements sont relativement contingents , notamment parce qu’ils sont liés à la recherche d’effets de levier des opérateurs américains en matière de réglementation/régulation de l’assurance favorisant les cessions aux réassureurs « étrangers » (alien) et évidemment en matière fiscale. Ceci étant, les deux ou trois « générations » de réassureurs bermudiens démontrent que le déploiement d’une entreprise de réassurance peut être réalisé avec un apport d’un petit nombre de compétences très pointues et qu’il se trouve des capitaux disponibles pour s’investir dans ce type d’activité, à un niveau élevé. Il est vrai que les perspectives de rentabilité affichées par ces spécialistes des risques de catastrophes naturelles étaient très favorables notamment en dissimulant les risques de forte volatilité des résultats techniques. Par conséquent, construire et développer une activité de réassurance ex nihilo, en profitant de niches techniques et de régulation est possible et contribue à la stimulation de la concurrence sur le marché.
Des caractéristiques comptables et actuarielles différentes
Si l’on considère l’ampleur des différences entre les deux métiers, on peut s’étonner que les textes réglementaires assimilent brutalement assurance et réassurance. Or, indépendamment même des pratiques fondamentales de métier, les caractéristiques comptables et actuarielles se révèlent différentes, au moins en non-vie – la réassurance vie est essentiellement fondée sur des traités proportionnels, ce qui rapproche un peu les pratiques d’estimation des provisions nécessaires des assureurs et réassureurs. Le réassureur n’a pas de vision directe des sinistres déclarés : il reçoit des « comptes complets » de l’assureur, souvent au 3e trimestre de l’année N+1, et des « déclarations de sinistres » (pour les
La réponse des autorités de contrôle est que ces spécificités seront aisément appréhendées dans le cadre du « modèle interne » de solvabilité que les réassureurs ont naturellement vocation à utiliser, de préférence au SCR de la directive Solvabilité 2. Encore faut-il que ce modèle soit agréé par les autorités de contrôle, y compris dans les spécificités de la nomenclature des provisions constituées et du calcul du best estimate.
Les business models de la réassurance
En réalité, il existe non pas un mais deux business models de la réassurance et les analystes (et agences de notation) ont passé beaucoup de temps à tenter de définir le « meilleur » des deux. Le premier, par privilège historique d’apparition sur le marché, est un modèle traditionnel de souscription très diversifié en non-vie et en vie, avec un développement plus récent de la souscription de grands risques internationaux pratiquement en direct, à travers la réassurance de captives d’assurance ou la souscription de « facultatives » (quote-part ou XL). C’est le modèle des réassureurs traditionnels européens (Munich Re, Swiss Re, Hanover, SCOR). Ce modèle a été longtemps vilipendé au nom de la faiblesse relative des marges, de la croissance modeste et de la mauvaise rentabilité du capital qu’il procurait.
Les analystes lui préféraient l’efficacité financière des pure players bermudiens, c’est-à-dire des acteurs spécialisés dans les catastrophes naturelles et installés aux Bermudes. Pour caricaturer, on peut dire que les analystes préféraient ainsi la roulette à l’assurance : en l’absence d’événement grave, le résultat technique était proche du niveau des primes ; le ROE explosait vers des ratios de 30 à 50 %, et en cas d’événement, ou pire de cumul d’événements (les tempêtes Katrina, Rita, Wilma ; ou encore, Lothar et Martin), le réassureur spécialisé disparaissait après paiement du sinistre. À bien y regarder, le mécanisme s’apparente au fonctionnement des célèbres « obligations catastrophes » (cat bonds), où le capital est appréhendé en cas de survenance d’une catastrophe majeure telle que définie dans le contrat d’émission des bonds.
La fréquence et surtout le cumul des événements naturels graves ont ébranlé les convictions dans la supériorité du modèle du pure player. Solvabilité 2 avec le « bénéfice de diversification », la réduction des besoins en capital du fait de la décorrélation entre les divers risques souscrits, renforce encore les avantages du modèle traditionnel. C’est lui qui fonde désormais les réflexions à venir sur le business model idéal de la réassurance.
L’optimisation de l’emploi des fonds propres
Le business model de la réassurance est fondé sur l’optimisation de l’emploi des fonds propres. Dès avant la directive Solvabilité 2, les réassureurs ont été très fortement préoccupés par l’utilisation optimale de leurs ressources en capital, pour deux raisons principales. Les réassureurs sont le plus souvent cotés, ou leur actionnariat est composé d’investisseurs très attentifs à la rentabilité de leurs placements, des hedge funds aux fonds de pension. On est loin de la création du « réassureur national » dont le tour de table était constitué des acteurs de la Place et d’investisseurs institutionnels discrets et très long-termistes en matière de rentabilité. La seconde tient au fait que les réassureurs tarifient le risque sur la base du coût en capital de ce dernier, du risque de ruine qu’il fait courir à l’entreprise et, plus fondamentalement, de l’équilibre entre volatilité du résultat et rentabilité du capital engagé pour courir ce risque (risk reward). On pourrait dire que le réassureur permet la communication entre les marchés financiers et le marché des risques, quand bien même le souscripteur initial du risque proclamerait son détachement vis-à-vis des disciplines des marchés financiers que lui offre l’absence d’actionnaires (mutuelles). Cette situation incite le réassureur à une vigilance multiface, comme l’exprime Denis Kessler dans son article précité :
- surveillance de l’adéquation du portefeuille de risques au capital disponible, dans une perspective de couverture du risque de ruine (le célèbre événement de période de retour 200 ans), de dispersion des risques, de décorrélation des risques sur les actifs et les passifs. C’est le capital disponible et sa rentabilité souhaitée qui détermine la politique de souscription et non l’inverse, comme le plus souvent dans l’assurance ;
- surveillance de la disponibilité du capital ou du quasi-capital pour faire face à une dégradation brutale et exceptionnelle des risques souscrits (tremblements de terre, cumul de cyclones ou d’ouragans, terrorisme, catastrophe industrielle) : d’où l’intérêt pour les dettes perpétuelles, les dettes hybrides, le « capital contingent », les couvertures complémentaires par les marchés financiers (mortality bonds et cat bonds) ;
- surveillance de la fongibilité du capital et de la possibilité de l’affecter aux structures de souscription qui en ont besoin : d’où la préférence pour les succursales sur les filiales, le montage de réassurances internes aux groupes de réassurance, l’extrême sensibilité aux dispositions de Solvabilité 2 en matière de « contrôle de groupe ». Le réassureur, international par construction, souhaite pouvoir faire masse de ses risques et de ses ressources en capital, nonobstant les structures juridiques et les réglementations locales. Nous savons désormais que ce pari est loin d’être gagné dans le cadre des directives européennes actuelles et nous savons aussi que des contraintes trop fortes sur la fongibilité du capital peuvent provoquer des manœuvres de contournement, telles que la création de la Place de réassurance des Bermudes.
La diversification des risques au centre de la stratégie
Cette logique inverse (le capital détermine la souscription) met la diversification des risques souscrits (et celle des investissements en actifs) au centre de la stratégie du réassureur. Il s’agit évidemment de diversifier les lieux de situation des risques (faible corrélation entre les ouragans américains et les tremblements de terre japonais ou néo-zélandais). Mais il s’agit surtout de réduire la volatilité des résultats liés à la souscription des grands risques et des risques catastrophiques en non-vie par une sécurisation de marges plus faibles mais très stables sur les risques en réassurance vie. Cela revient à utiliser des probabilités stables de résultats en vie (value of business in force, « embedded value » des portefeuilles, present value of future profits et autres calculs des résultats positifs escomptés de la liquidation dans le temps des portefeuilles vie sous divers scénarios stochastiques) pour compenser la très forte volatilité des portefeuilles non-vie, quelle que soit la prudence de souscription et, a fortiori, si celle-ci n’est pas suffisamment surveillée.
À l’intérieur même des portefeuilles vie et non-vie, l’allocation optimale du capital permet de diversifier la souscription entre risques « long tail » et « short tail », risques à forte marge, très volatils, et à forte intensité de capital et risques à faible marge, peu volatils et moins gourmands en allocation de capital. On voit combien les coefficients de Solvabilité 2 vont fortement impacter la souscription des assureurs, mais plus encore des réassureurs !
Le business model du réassureur est donc essentiellement la recherche d’équilibres multiples entre les portefeuilles sous la contrainte d’optimisation de l’emploi du capital, et naturellement, dans un cadre international.
Les critères de choix d’une place de réassurance
Ces exigences sur les modalités de la souscription créent deux autres particularités du business model.
Comme on l’a vu, le montant des chiffres d’affaires et la faible implication du réassureur dans la gestion des contrats et des indemnités (à l’exception de la sélection médicale et des sinistres les plus lourds ou liés aux facultatives) fait que le réassureur est peu sensibilisé, en termes de compétitivité/prix, par le niveau de ses frais généraux. En revanche, le business model est extrêmement sensible à la fongibilité du capital et des actifs, et aux restrictions réglementaires qui pourraient les frapper: obligations d’emplois de fonds, de renforcement du capital dans une structure locale, durcissement du contrôle local, etc. L’organisation des réassureurs tient compte à la fois de la nécessité d’une présence locale commerciale auprès des clients, et de l’opportunité d’éviter la dispersion obligatoire des fonds propres autour de la planète. Le choix du siège social tient compte aussi des caractéristiques des autorités de contrôle locales et de l’existence (encouragée par les Pouvoirs publics locaux) d’une « Place » de
Ces tropismes sont également liés à la fiscalité, sujet d’une forte agressivité des marchés financiers à l’encontre des réassureurs. Si les analystes comprennent qu’un assureur, par essence domestique, ne puisse échapper à la fiscalité du pays de situation des risques, il n’en est pas de même pour un réassureur international, supposé pouvoir localiser sa souscription là où elle est le plus faiblement taxée. Il est clair que ceci légitime l’agressivité inverse des États et de leurs autorités fiscales, mais fait la fortune des établissements à Dublin, Luxembourg et plus encore aux Bermudes, où la fiscalité est nulle.
Confusion des genres
Le business model des assureurs est fortement spécifique et s’il s’apparente à celui des assureurs sur quelques points (recherche de la diversification des risques principalement), il n’en est pas moins très nettement différent. La nature des risques, le caractère international de l’activité, l’importance de l’allocation du capital, la lutte contre la volatilité du résultat (presque inéluctable dans les risques de pointe), la spécificité des logiques de provisionnement, la faiblesse relative des frais généraux, déterminent des stratégies différentes entre assureurs et réassureurs. On peut donc s’étonner, une fois encore, que les autorités de contrôle aient choisi une logique de confusion des genres, sans grande légitimité économique.