Dépôts bancaires

Les facteurs impactant l’évolution des dépôts

Depuis la crise financière de 2007, les dépôts confiés aux banques françaises sont en forte progression. Les FinTechs pourraient capter une partie des dépôts bancaires mais pour le moment aucun phénomène majeur n'est à signaler.

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Revue de l'article

Cet article est extrait de
Banque & Stratégie n°357

Financement des banques : nouveaux instruments, nouveaux risques

Quelle a été l’évolution des dépôts ces dernières années ?

L’analyse sur longue période fait apparaître que, sur une base consolidée (i. e. en incluant l’ensemble de leurs filiales et succursales à l’étranger), les dépôts des grands groupes bancaires français [1] affichent, entre mi-2007 et décembre 2016, une progression de 35 %, deux fois plus rapide que la hausse de leur total de bilan (+16,9 %). Le montant des dépôts passe ainsi de 2 336 à 3 154 milliards d’euros et leur poids dans le passif des groupes concernés de 42,1 % à 49,7 %.

Les deux principales catégories de dépôts – ceux effectués par la clientèle non financière d’une part et par les institutions financières d’autre part (voir Graphique 1) – ayant connu des évolutions sensiblement divergentes, ce constat d’ensemble mérite néanmoins d’être détaillé à plusieurs égards :

  • en premier lieu, si le montant des dépôts de la clientèle non financière enregistre une très forte progression sur la période (+77,8 %), en revanche ceux des institutions financières marquent un repli important (-70,6 %) ; la structure des dépôts se modifie ainsi fortement : la clientèle non financière voit sa part passer de 67,2 % à 88,4 %, alors que celle des institutions financières décline de 32,1 % à 7 % ;
  • en second lieu, la hausse du poids des dépôts dans le passif des grands groupes bancaires français est un phénomène relativement récent (voir Graphique 2) : après avoir atteint un point bas en décembre 2008 à 39,3 %, cette proportion se stabilise, oscillant entre 43 % et 45 % de juin 2009 à mars 2015, avant de marquer une hausse rapide jusqu’en décembre 2015, puis de nouveau fin 2016.

Au niveau français et sur base solo [2], l’encours de dépôts bancaires des résidents de la zone euro s’établit à 2 232 milliards d’euros au 31 décembre 2016, en hausse de 57 % par rapport à fin 2007. Cet encours est détenu à 60 % par les ménages (1 332 milliards), à 25 % par les sociétés non financières (SNF, 556 milliards), à 14 % par d’autres institutions financières (hors assurances, 307 milliards) et le reliquat (1 %, 37 milliards) par des sociétés d’assurances (voir Graphique 3). Les dépôts des résidents d’autres pays de la zone euro représentent 9 % du total (201 milliards). L’évolution de la structure des dépôts selon le secteur de détention est marquée par la hausse de la part des SNF (de 17 % à 25 % entre 2007 et 2016) aux dépens de celle des ménages (de 69 % à 60 %).

Ces 2 232 milliards d’euros de dépôts bancaires se ventilent aussi par instruments : notamment, 808 milliards (36 %) pour les dépôts à vue, 779 milliards (35 %) pour les dépôts à terme [3] et 611 milliards (27 %) pour les dépôts remboursables avec préavis (voir Graphique 4).

Après avoir enregistré une croissance soutenue depuis début 2007, les dépôts auprès des établissements de crédit français affichent un net ralentissement début 2013, puis, de nouveau, en 2014 sous l’effet de l’importante baisse observée sur les autres institutions financières (voir Graphiques 5 et 6) ; ces dernières expliquent également le regain de dynamique observé depuis mi-2015 (taux de croissance annuel de 6,1 % en moyenne entre juillet 2015 et décembre 2016), avec une hausse des dépôts des autres institutions financières de 11,3 % en 2016. Certaines entreprises d’investissement préfèrent donc détenir davantage de dépôts bancaires aux dépens d’investissement dans d’autres produits financiers, tels que des titres de dette ou des actions.

De façon analogue, le fort ralentissement de la croissance des dépôts observé début 2013 et en 2014, puis la nette reprise de leur progression à partir de mi-2015 sont principalement liés à l’évolution des dépôts à terme (voir Graphique 6). Les dépôts à vue accélèrent également nettement au cours des trois dernières années (taux de croissance annuel des dépôts à vue de 11,6 % en moyenne en 2016, après 7 % en moyenne en 2014, flux positif de 92 milliards d’euros en 2016 et 80 milliards en 2015 après 50 milliards en 2014). Le moindre coût d’opportunité lié à la détention d’actifs liquides dans un contexte de taux particulièrement bas soutient la croissance des dépôts à vue. Ce sont essentiellement les dépôts à vue des SNF qui contribuent à cette accélération (taux de croissance annuel de 14,6 % en moyenne en 2016, après +9,3 % en 2014), et dans une moindre mesure ceux des ménages. On considère que la progression des dépôts à vue des SNF est un bon indicateur de la reprise de l’activité économique.

Enfin, les encours de dépôts remboursables avec préavis [4] se contractent sur cette période. Par conséquent, leur part dans l’ensemble des dépôts bancaires diminue. Ceci traduit notamment les effets de substitution, au sein de l’épargne réglementée, entre les livrets et les PEL (mieux rémunérés).

Les nouvelles réglementations ont-elles joué un rôle dans cette évolution ? Quel est l’impact des ratios de liquidités (LCR, NSFR) ?

La crise financière a mis en lumière plusieurs faiblesses dans le domaine de la réglementation bancaire : en premier lieu, certaines institutions ne disposaient pas d’assez de fonds propres, ou la qualité de ces derniers était insuffisante, pour faire face à des pertes importantes ; en second lieu, certains risques, tenant notamment aux opérations de titrisation ou aux activités de marché, étaient mal mesurés ; enfin, certaines institutions dépendaient excessivement de ressources de marché à court terme et ont éprouvé d’importantes difficultés lors du tarissement du marché interbancaire après la faillite de Lehman Brothers.

Les réformes post-crises, dont la première version a été arrêtée en décembre 2011 dans le domaine bancaire par le Comité de Bâle, se sont donc attachées à corriger ces insuffisances au travers de la mise en place d’exigences de solvabilité accrues, tant en ce qui concerne le niveau et les instruments admis en fonds propres (le numérateur du ratio) que le calcul des risques pondérés (le dénominateur), et le développement d’un cadre réglementaire pour la gestion du risque de liquidité. Ce processus est toutefois relativement long et les textes définitifs – dont certains sont encore en cours de discussion – visent parfois des dates d’application définitives relativement éloignées, même si, sous la pression des investisseurs, les plus grandes banques ont souvent été conduites à anticiper ces échéances. Aux délais de finalisation des textes au niveau bâlois, il convient en outre d’ajouter ceux nécessaires à leur transposition dans les textes de l’Union européenne et, selon les cas, dans le droit de chacun des états membres.

Si les réglementations relatives aux modalités de calcul du ratio de solvabilité ont a priori peu de raisons d’avoir eu un impact sur le niveau des dépôts des banques, dans la mesure où elles visent avant tout, au passif, les différentes catégories de fonds propres, les ratios de liquidité – à court terme (LCR) et à long terme (NSFR) – ont en revanche clairement mis l’accent sur les dépôts de la clientèle non bancaire, y compris ceux des banques centrales, mais ont fortement pénalisé les dépôts effectués par des institutions financières. Les dépôts de la clientèle non financière et des banques centrales sont en effet réputés les plus stables, même en temps de crise, et reçoivent donc, au titre du calcul des sorties de trésorerie, une pondération extrêmement réduite ; à l’opposé, les dépôts effectués par les institutions financières sont jugés beaucoup plus volatils et donc sujets à des risques de « fuite » sensiblement plus importants.

Pour autant, la baisse des dépôts des institutions financières et la hausse corrélative des dépôts de la clientèle non financière, tant en valeurs absolues que relativement au montant total du passif des grands groupes bancaires français est une tendance ancienne, qui a débuté bien avant que ne soit publiée la première version du texte bâlois relatif au LCR (qui remonte à 2010) ou que la réglementation n’entre en vigueur, le 1er janvier 2015 (avec une exigence cependant réduite d’un ratio minimal de 60 %) ; les ratios de liquidité sont donc loin d’expliquer à eux seuls les évolutions constatées depuis l’éclatement de la crise. Les taux d’intérêt nominaux bas puis négatifs pourraient ainsi figurer au titre des autres facteurs qui ont pu contribuer à la hausse des dépôts de la clientèle non financière, le coût d’opportunité de la détention d’une trésorerie non rémunérée ayant significativement diminué, voire disparu : la nette augmentation de ces derniers dans le passif des banques françaises entre mars et décembre 2015 paraît ainsi relativement concordante avec le passage des taux courts en territoire négatif (dès la fin du 3e trimestre 2014 pour le taux à échéance constaté à 2 ans ou février 2015 pour l’Euribor 1 mois par exemple).

Le bail-in a-t-il poussé les particuliers et les entreprises à morceler leurs dépôts (pour se situer sous la barre des 100 000 euros qui sont protégés) ? Le bail-in pousse-t-il les grands corporates à placer davantage leur cash pour que cet argent placé échappe à un éventuel bail-in, qui irait jusqu’aux dépôts ?

Il n’existe à l’heure actuelle aucune donnée disponible qui pourrait venir corroborer l’hypothèse d’un morcellement des dépôts dû à la possibilité d’un renflouement interne (bail-in). En tout état de cause l’influence de la mesure de renflouement interne telle qu’introduite par la Directive sur le rétablissement et la résolution des établissements de crédit – dite BRRD – est à relativiser, pour trois raisons principales.

En premier lieu, la connaissance par les agents économiques de la mesure de renflouement interne, ses modalités de fonctionnement et ses conséquences pour les déposants est certainement faible car ces points ont été peu relayés par les médias traditionnels. Cela ne plaide pas à ce stade pour une possible modification du comportement des particuliers ou des entreprises en dehors du secteur financier. De la même manière, d’autres facteurs influencent les choix décisionnels des grandes entreprises pour le placement de leur trésorerie. À titre d’exemple, le couple rendement/liquidité du placement reste un facteur déterminant et plus prépondérant que le risque très hypothétique d’application d’une mesure de renflouement interne, notamment dans un contexte économique de taux bas.

En second lieu, il existe depuis longtemps un plafond garanti par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR). Sont ainsi concernés les comptes de dépôt, courant, à terme, sur livret, d’épargne (CEL, PEL, etc.) ou encore les comptes-espèces des PEA, des plans d’épargne-retraite ou salariale. Certains produits d’épargne réglementée bénéficient également d’une garantie de l’État pour la totalité de leur montant (livret A, LEP et LDD). L’ensemble de ces garanties permet en pratique depuis très longtemps de limiter les risques pour les déposants et la mesure de renflouement interne ne modifie en rien ce cadre de protection.

Au contraire, les déposants même au-delà du plafond garanti par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution sont en pratique particulièrement protégés. En effet, les déposants personnes physiques et les petites et moyennes entreprises bénéficient dorénavant d’une préférence dans la hiérarchie des créanciers et sont donc mieux protégés qu’auparavant en cas de faillite de leur établissement bancaire, même sur leurs dépôts supérieurs à 100 000 euros, pour lesquels ils bénéficient d’une meilleure protection que la plupart des autres créanciers de la banque en cas de résolution. Cet aspect a également été renforcé par la loi du 10 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, dite « Sapin 2 ». Celle-ci introduit une nouvelle classe d’actif, sollicitée juste après les dettes subordonnées et juste avant la dette senior pour absorber les pertes éventuelles subies par un établissement bancaire. En conséquence, elle ajoute un échelon dans le rang des créanciers et protège encore mieux les déposants lorsque leurs dépôts dépassent 100 000 euros. Or, en cas de résolution, aucun déposant ne pourra par principe supporter des pertes supérieures à celles qu’il aurait subies si l’établissement avait été mis en faillite.

Les FinTechs (établissements de paiement, agrégateurs/initiateurs…) ont-elles une action directe ou indirecte sur les dépôts bancaires ?

Certaines FinTechs pourraient, à différents égards, capter une partie des dépôts bancaires.

Plusieurs établissements proposent des solutions alternatives aux dépôts à vue traditionnels pour ouvrir des comptes destinés à effectuer des paiements, en particulier via l’utilisation de la téléphonie mobile. Une partie de l’offre dans ce domaine a cependant été principalement pensée pour les clientèles fragilisées et/ou victimes d’exclusion bancaire, ou pour constituer un second voir un troisième compte, destiné à régler des dépenses spécifiques par exemple ; il s’agit donc davantage d’un produit qui complète l’offre des banques traditionnelles et de ce fait son impact potentiel sur les dépôts à vue apparaît limité.

Les FinTechs pourraient également créer une concurrence sur les dépôts bancaires rémunérés : ainsi, les plates-formes de financement participatif (crowdfunding) offrent des alternatives de placement aux épargnants qui cherchent des taux de rémunération plus importants pour leur épargne ; en France, bien qu’elles connaissent une croissance importante, ces plates-formes drainent toutefois des fonds encore très limités, sans commune mesure, s’agissant par exemple des activités des plates-formes de prêts, avec les crédits octroyés par les banques aux sociétés non financières [5]. Le cadre réglementaire du financement participatif par voie de prêts est en effet limité au financement de projets d’investissement et d’équipement pour les entreprises ; tout autre type de financement, comme par exemple le financement du crédit à la consommation, implique pour une FinTech de déposer une demande d’agrément d’établissement de crédit ou de société de financement.

Quelques FinTechs commencent enfin à proposer des placements sous forme de dépôts à terme auprès d’autres banques européennes, plus rémunérateurs qu’en France. Ces solutions vont dans le sens d’une plus grande intégration des services financiers au sein du marché commun. Elles pourraient amener la clientèle à mieux optimiser le placement de son épargne et donc à une plus grande volatilité des dépôts bancaires en fonction de l’évolution des rémunérations dans les banques européennes.

Plus indirectement, les services d’agrégation ou d’initiation de paiement de certaines FinTechs pourraient également avoir un effet sur la volatilité des dépôts. En récupérant leurs données auprès des différentes banques teneuses de comptes, ces FinTechs peuvent notamment proposer à leurs clients d’améliorer la gestion de leurs avoirs et de faciliter les arbitrages entre leurs différents comptes ou encore des services de gestion.

Ainsi, en incitant les clients à mieux gérer leurs comptes et leur épargne et en facilitant les transferts entre leurs différents comptes, les agrégateurs/initiateurs pourraient renforcer la capacité des clients à arbitrer entre les dépôts bancaires classiques et d’autres produits financiers plus rémunérateurs comme l’assurance vie.

Ces services pourraient donc faire augmenter, dans une certaine mesure, la volatilité des dépôts entre les comptes et les placements des clients de banques. Pour autant, ces services ne permettant que de faciliter l’initiation de mouvements entre comptes, il est peu probable que cela affecte fortement la volumétrie totale des dépôts bancaires.

La DSP 2, qui entrera en vigueur en janvier 2018, imposera aux banques teneuses de comptes de développer des interfaces de communication sécurisées (API) permettant aux agrégateurs d’informations sur les comptes et aux initiateurs de paiement – qui deviendront eux-mêmes des acteurs régulés – d’accéder aux comptes des clients.

Quel pourrait être l’impact de la loi Macron qui va faciliter le changement de banque ?

Le dispositif de mobilité bancaire a été renforcé à compter du 6 février 2017 afin de faciliter le changement d’établissement bancaire. Le client peut désormais donner mandat à son nouvel établissement pour réaliser, dans un délai de douze jours ouvrés, les démarches vis-à-vis de son ancienne banque ainsi qu’auprès des banques des émetteurs de virements récurrents et de prélèvements, en vue de réaliser le transfert de ces opérations vers son nouveau compte. L’ancienne banque, qui doit transmettre rapidement les informations nécessaires à la banque mandatée par le client, doit en outre alerter celui-ci au cas où des opérations se présenteraient malgré tout sur le compte clos. Les opérateurs de virements récurrents et de prélèvement doivent également prendre en compte sous un délai de dix jours les nouvelles coordonnées bancaires du client. Ce service est gratuit et sans condition pour le client. Ce nouveau dispositif s’inscrit dans le contexte d’un taux de mobilité bancaire évalué à 4 à 5 % par an [6] et vise à promouvoir la concurrence, en facilitant un changement jusqu’ici perçu comme lourd et contraignant par beaucoup de clients. S’il est trop tôt pour tirer un bilan, certains établissements ont d’ores et déjà communiqué sur l’opportunité que constitue ce dispositif pour valoriser leurs offres et capter de nouveaux clients. L’ACPR sera quant à elle attentive au respect de la réglementation en la matière.

Quel impact pourrait avoir l’évolution des dépôts sur le financement de l’économie et la stabilité financière ?

Les banques françaises financent des actifs de long terme avec des dépôts de maturité plus courte. Elles assurent donc un rôle important dans le financement de l’économie en permettant une transformation entre des ressources de court terme et des financements de long terme. Ce modèle est proche de celui des autres pays de la zone euro, mais diffère du modèle anglo-saxon où l’intermédiation bancaire à une place moins importante (et l’intermédiation de marché plus prépondérante).

Jusqu’à présent, ce rôle de transformation des banques a joué un rôle important dans le financement de l’économie. Toutefois, les nouvelles réglementations changent quelque peu la donne. Les banques sont incitées à :

  • accroître leur capacité d’absorption des pertes (e.g. par une augmentation de capital), ce qui renchérit significativement le coût des crédits les plus risqués, notamment ceux à long terme ;
  • limiter l’effet de levier (et donc le volume d’épargne intermédiée) ;
  • détenir davantage d’obligations à faible risque (liquides et très bien notées).

Or la croissance de long terme de l’économie, qui repose notamment sur l’innovation, les infrastructures et la réduction de notre empreinte climatique, appelle des financements de maturité longue, présentant une part de rémunération incertaine. Il faut donc plus développer un système de financement des entreprises par fonds propres que par dette. Cela passe notamment par des incitations visant à orienter pour partie la richesse financière des ménages vers des placements longs. Il s’agit de créer des produits d’épargne attractifs et sécurisés, facilitant la prise de risque dans la durée, tout en corrigeant les distorsions fiscales qui, paradoxalement, favorisent encore souvent aujourd’hui l’épargne liquide non risquée.

 

[1] BNP Paribas, Société Générale, Groupe Crédit Agricole, Groupe BPCE et Groupe Crédit Mutuel.

[2] Le champ retenu ici concerne les dépôts des résidents du secteur privé de la zone euro (hors institutions financières et monétaires) auprès des institutions financières et monétaires (hors banques centrales) résidant en France. En particulier, sont exclues les filiales étrangères des groupes bancaires français.

[3] Ces dépôts incluent les plans épargne logement (PEL) pour les ménages et les comptes à terme.

[4] Ces dépôts incluent notamment les livrets A et les livrets ordinaires.

[5] Selon le second rapport du Centre pour la finance alternative de l’université de Cambridge de septembre 2016, les plates-formes de crowdlending françaises avaient collecté 163 millions d’euros en 2015, à comparer avec une production de crédit aux sociétés non financières de 35 milliards d’euros la même année.

[6] Source : rapport sur la portabilité bancaire, 2014.

 

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