Établissement de paiement

Compte-Nickel se recentre dans le giron de BNP Paribas

Compte Nickel

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Cet article est extrait de
Revue Banque n°813

Zone euro, union bancaire… Qu’attendre de l’ère Macron ?

L’entrée à son capital à hauteur de 95 % de BNP Paribas finalisée avant l’été (cf. Revue Banque n° 810) n’aura finalement pas changé grand-chose pour Compte-Nickel. Pour Hugues Le Bret, son fondateur, la stratégie multimarque au sein d’un même groupe est payante : « Nous nous voyons comme un concurrent du reste de BNP Paribas et d’Hello Bank. » Seules des synergies au niveau opérationnel sont pour l’instant envisagées. Pour le reste, Compte-Nickel manifeste clairement sa volonté d’indépendance en rappelant que l'établissement s'est développé en interne, passant en un an de 60 à 200 salariés en CDI, notamment avec l’ouverture d’un centre d’appel à Nantes. En revanche, ce changement dans le capital implique désormais que Compte-Nickel ne va plus s’éparpiller à droite et à gauche : « Nous sommes dans le business de l’identité bancaire. » Revenant à sa volonté première de favoriser l’inclusion bancaire, l’établissement n’a plus la volonté, pour l’instant, de se développer vers le monde professionnel ou à l’international. Les prochains développements techniques à attendre porteront sur l’Instant Payment, le rechargement direct des comptes par cartes et l’amélioration de l’expérience client.

Côté client, Compte-Nickel a passé la barre des 700 000 clients et se veut une des « banques » les moins chères dans son secteur (compte courant et carte de paiement). Il estime ainsi son prix de revient à 20 € par an pour un client uniquement en ligne, 41 € par an pour un client effectuant des retraits, mais sans incident de parcours, et entre 50 et 90 € par an pour un client avec des difficultés financières. Côté circuit de distribution, Compte-Nickel reste fidèle à la Confédération nationale des buralistes et prolonge son partenariat exclusif jusqu’en 2035. Le buraliste gagne 3 € à chaque ouverture de compte dans son établissement, 1 € par an par compte actif ouvert chez lui et en moyenne 23 € sur les retraits effectués chez lui. Pour certains bureaux de tabac, Compte-Nickel est déjà la troisième source de revenus derrière le tabac et les jeux d’argent. À terme, il pourrait devenir le deuxième poste de revenu en 2020, date à laquelle l’établissement veut atteindre 2 millions de clients et 10 000 buralistes partenaires.

 

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