"L’appétence pour les fonds ne devrait pas se tarir"

Créé le

13.10.2010

-

Mis à jour le

05.03.2014

Comment est organisé votre centre d’expertise ?

L’équipe d’analystes se situe à Guernesey depuis que nous avons capitalisé sur cette expertise lors du rachat de Hambros Bank. Mais les échanges avec le réseau de la banque privée et les clients se font depuis Paris où le reste de l’équipe est installé.

En quoi consiste votre surveillance des fonds ?

Nous avons pour vocation de sélectionner une gamme de produits très large car Funds Research est avant tout une boîte à outils. Néanmoins, selon les indications des marchés de nos stratégistes et analystes, nous sommes souvent poussés à insister sur certains produits.

Par exemple, après la faillite de Lehman Brothers fin 2008, le marché avait une énorme aversion au risque. Nous avons alors enrichi notre sélection de fonds monétaires. En raison de la baisse des taux et de l’écartement des spreads, le début de 2009 a, par contre, été propice à l’obligataire. Par la suite, avec le retour de la confiance, ces mêmes spreads se sont resserrés générant des gains appréciables pour nos clients, notamment sur les obligations d’entreprises. Au final, nos clients étaient satisfaits, les gains ont été conséquents pour des risques globalement peu élevés. En 2010, la demande pour l’equity n’est pas tout à fait revenue : nous continuons donc à proposer de l’obligataire, notamment en corporate européen ou américain, mais surtout en dette émergente. Notre métier consiste donc à nous adapter à la demande de nos clients, par une connaissance fine des fonds disponibles sur le marché.

Quel est le degré d’exigence de vos clients ?

C’est un paramètre très variable, certains nous font une confiance totale et d’autres voudront tout comprendre de A à Z. Évidemment, cela ne représente pas le même temps ! Mais les portefeuilles, très orientés en obligataire restent assez stables depuis la crise. Les fonds offrent de multiples attraits et ils permettent surtout d’être diversifiés. Ils absorbent le risque de défaillance d’une ligne sous-jacente. L’expertise des gérants est également un filtre important et, globalement, les rendements au sein de notre sélection sont au rendez-vous. L’appétence pour les fonds ne devrait donc pas se tarir.

À retrouver dans la revue
Banque et Stratégie Nº286