Épargne retraite : les ambitions de la loi PACTE

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La loi PACTE va-t-elle changer la donne ? La nécessité pour les jeunes générations de préparer activement leur retraite n’est pas nouvelle, compte tenu des insuffisances annoncées de la retraite par répartition. Et il serait faux de dire que les Français n’ont pas saisi le message : aujourd’hui, cette préparation à la retraite passe souvent par un investissement immobilier, l’achat de sa résidence principale, ou par un investissement en assurance vie. Mais l’effort reste insuffisant et ces produits ne sont pas toujours bien adaptés à ces échéances longues.

La loi PACTE annonce donc un double objectif en la matière :

  • la revalorisation et l’harmonisation des dispositifs d'épargne, ceux existants comme le PERP ou le PERCO, qui sont en croissance mais dont les encours restent encore faibles, et ceux qui pourraient voir le jour ; et rappelons que la loi Sapin 2 a institué les fonds de retraite professionnelle supplémentaire, qui pourraient devenir des fonds de pension à la française ;
  • le fléchage de l’épargne retraite vers des placements actions, et parmi eux, notamment des placements PME. Une orientation selon les professionnels doublement vertueuse, car à même d’assurer de meilleurs rendements à terme, et utile à l’économie productive.

Ces deux objectifs suscitent cependant des questionnements : sortie en capital ou en rente, portabilité de l’épargne retraite entre les différents dispositifs, révision des normes prudentielles qui s’appliquent aux différents dispositifs, coordination avec le projet communautaire de produit de pension paneuropéen (PEPP)…

Le dossier piloté par Sophie Gauvent permet de comprendre la situation actuelle, les ambitions de la loi PACTE et les débats en cours.

La Commission européenne a lancé le 22 mars son plan d’action pour la finance durable. Comme l’explique Anne-Catherine Husson-Traoré (Novethic), « il ne s’agit rien moins que de réorienter les colossaux flux financiers sur la transition vers une économie européenne bas carbone et inclusive ». Parmi les projets concrets, le Green Supporting Factor, proposé par la Fédération bancaire française, mais avec à la clé la nécessité de créer une taxonomie européenne des activités considérées comme durables. À suivre.

L’Inde préfigure-t-elle l’avenir de la banque de détail ? Avec la stratégie « branchless banking » déployée par State Bank of India, les Indiens ont accès aux services bancaires de manière sécurisée sans jamais franchir le seuil d’une agence ; avec le numéro d’identification national Aadhaar, ils peuvent payer sans autre moyen que leur propre doigt… Cette situation inédite est rapportée par Lionel Baraban, cofondateur de la FinTech française Famoco qui intervient auprès des acteurs locaux pour sécuriser les transactions sur terminaux mobiles.

Digital encore, avec le Crédit Immobilier de France (CIF), banque en résolution, qui a mis en œuvre un dispositif de recouvrement des impayés faisant appel aux dernières innovations techniques de la gestion des risques et de l’intelligence artificielle. Comme l’expliquent Antoine Frachot, Thibaut Malaspina, Julien Valletoux (CIF) et Benoît Ravel (Datastorm), cela permet d’optimiser le rendement de cette activité qui prend une importance particulière pour un établissement principalement occupé à gérer ses créances en extinction. Mais cette démarche pourrait trouver des applications utiles dans d’autres circonstances…

 

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